Quand l’influenceur virtuel influence : Entre manipulation et ignorance

La PNH renforce sa présence à Pont-Sondé pour assurer la sécurité et restaurer l’ordre.

Dans l’arène médiatique d’aujourd’hui, où l’influence des réseaux sociaux dépasse les frontières de la réalité tangible, une nouvelle catégorie de personnalités a émergé : les influenceurs virtuels. Ces figures, parfois encensées, parfois controversées, sont devenues de véritables acteurs d’opinion, capables de manipuler les perceptions du public, consciemment ou non.

En observant de près certaines prises de position, il est légitime de se demander si ces influenceurs jouent un jeu calculé, ou s’ils se laissent simplement emporter par une ignorance dangereuse. Il devient évident que certains d’entre eux affichent une complaisance troublante envers les gangs, souvent déguisée sous des discours prétendument critiques envers la Police Nationale d’Haïti (PNH). Un tel comportement soulève de nombreuses questions : Est-ce un stratagème visant à augmenter l’engagement et les vues ? Ou s’agit-il d’une mission coordonnée avec des intérêts obscurs ?

La PNH n’est pas une bande armée. C’est une institution de l’État haïtien, qui, malgré ses faiblesses et ses échecs, doit être soutenue et protégée. Les dérives existent au sein de cette force comme elles existent au sein du gouvernement, mais l’existence d’éléments déviants ne doit pas entacher la légitimité de l’institution elle-même. Nous, qui prétendons vouloir soutenir Haïti, avons le devoir moral de défendre nos institutions, en particulier en ces temps où la guerre se déroule sur deux fronts : dans nos rues et sur le terrain virtuel.

Il est frappant de constater combien de leaders de gangs passent du temps sur les réseaux sociaux, alimentant des campagnes de désinformation et d’intimidation avec autant de zèle que dans les rues. La lutte pour le contrôle de l’opinion publique est devenue un enjeu central de la guerre, et les influenceurs jouent un rôle majeur dans cette bataille. La question se pose : de quel côté choisirons-nous de nous ranger ?

Si la justice venait à échouer, l’histoire, elle, ne manquera pas de juger sévèrement tous ceux qui se sont rangés du côté des gangs, ainsi que ceux qui, par leurs discours et leur influence, ont contribué à affaiblir les institutions de la République.

L’heure est à la vigilance et à la responsabilité. Le soutien à nos institutions n’est pas un choix, c’est une obligation civique. C’est dans cette défense que se joue l’avenir d’Haïti. Car dans la confusion actuelle, il n’est pas difficile de discerner les intentions des uns et des autres : certains cherchent la paix et la justice, tandis que d’autres, sciemment ou par ignorance, attisent les flammes du chaos.

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