
Dans un contexte où la corruption gangrène les institutions haïtiennes, la transparence n’a jamais été aussi cruciale. Récemment, M. John Colem a partagé sur les réseaux sociaux sa rencontre avec Dr. Gilles, un des membres du Conseil Présidentiel de Transition (CPT) accusé de corruption. Cette discussion portait sur le dossier de la Banque Nationale de Crédit (BNC), un dossier brûlant où des allégations de pots-de-vin planent sur plusieurs membres du CPT.
Cependant, une question demeure : pourquoi M. Colem n’a-t-il pas affirmé clairement si Dr. Gilles et les autres membres du CPT ont effectivement demandé ou non de l’argent pour leur silence ou leur coopération ? Cette omission crée une zone d’ombre qui ne fait qu’alimenter les soupçons déjà existants. En tant qu’acteur public, M. Colem se doit d’être transparent dans ses communications, surtout lorsqu’il s’agit de sujets aussi sensibles que la corruption au sein des plus hautes instances de l’État.
Dans une situation où des sommes importantes sont supposément en jeu, ne pas clarifier si de telles demandes ont été faites, c’est laisser la porte ouverte à toutes les spéculations. Cette ambiguïté est non seulement préjudiciable à l’effort de transparence que la population attend, mais elle est aussi un service rendu aux corrompus, qui peuvent ainsi se soustraire à la justice en profitant de ce flou.
Il est donc impératif que M. Colem clarifie sa position et les informations en sa possession. La lutte contre la corruption ne peut être menée efficacement sans une communication claire et sans ambiguïté. Il est temps que tous les acteurs concernés s’alignent du côté de la transparence pour restaurer la confiance du peuple haïtien dans ses institutions.

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